Un voyage, cela s'organise, s'anticipe, cela permets de mieux appréhender son séjour et d'avoir une base de confiance dans l'expédition. Si les points positifs qui se traduisent par la découverte des lieux, des monuments, de la culture, de la gastronomie sont les fondamentaux et ce qui reste d'un voyage, après coup certaines point négatifs ressortent. Alors j'écris cette page, pour vous donner mon avis sur quelques situations qui m'ont déplus, et pour lesquelles je vous met en garde pour éviter de tomber dans le piège à pigeon.
Après un voyage c'est aussi savoir apprécier se faire plumer car nous sommes tous les touristes d'un autre, et qui sait, dans votre ville, des touristes se font également plumer ? Donc voici les points qui m'ont moins satisfait pendant le voyage (une goutte d'eau par rapport au plaisir que cela m'a procuré) :
Les cartes postales :
Attention à l'arnaque. Nous ne savions pas une telle spécificité à Venise, et nous sommes tombés dans le piège, du fait aussi que nous ne maitrisons pas la langue, car peut être nous avons été averti, mais en italien, donc #moipascomprendretoi. Nous avons acheté des timbres pour écrire en France, donc déjà le timbre est en 2016 au tarif de 1,20 € pour une carte postale, ce qui est déjà un prix élevé. Mais là où il y a un malaise c'est que si tu achètes ton timbre chez un buraliste, tu dois donner ta carte postale au buraliste, et non la déposer dans une boite à lettres des postes italiennes. Il y a en effet, 2 circuits de distributions qui sont sans connexion.
Donc acheter son timbre chez un buraliste et poster ta carte dans une boite de la poste italienne, revient à déchirer toi même la carte que tu viens de faire car elle ne sera jamais remise à son destinataire. Idem si tu achètes ton timbre à la poste italienne et que tu donnes ta lettre à un buraliste. Déjà donner une lettre à un buraliste, ce n'est pas une pratique en France. Bref, autant passer directement par la poste italienne et de tout faire dans ce circuit qui semble en plus être légèrement moins onéreux, même si là encore aucune garantie. J'ai envie de dire, que l'idéal est d'acheter la carte, de l'écrire à Venise, et de la poster une fois arrivé en France, cela revient moins cher et tu es plus assuré de la distribution de la carte.
Les dames de joie :
Ces dames joliment vêtues se placent vers le pont des Soupirs généralement vers les gondoles avec la vue sur la lagune. Elles se laissent photographier et lorsqu’elles sentent que le pigeon est bien appâté par ces élégantes tenues, elles vous proposent d’être pris en photo au milieu d’elles deux. Une fois la photo faite, juste après leur avoir dit merci et avant de partir, elles vous annoncent dans votre langue, que cette prestation n’est pas gratuite. Compter 5 euros pour la photo. Un véritable vol, une arnaque, un piège à touriste. On peut leur dire non, que ce n’était pas prévu initialement, dire qu’on va effacer les photos, pendant notre refus, l’une d’elle fait un geste discret en direction d’une ou plusieurs personnes postées vers les cabanes à souvenirs laissant supposer que des embrouilles allaient venir.
Au moment où je regarde dans cette direction un homme tourne la tête et tourne autour de cette cabane à souvenirs. Je décide de payer que 2 euros en leur expliquant que ces dames étaient pour moi des jolies petites dames de petites vertus. Le restant de mon séjour je n’aurai de cesse de négocier les prix pour me rembourser le prix de cette prestation soudoyée et malhonnête. Etant rentré dans mon argent à la fin du séjour cela m’indiffère donc, mais je vous informe de cette pratique douteuse au cas où vous refuseriez de payer. Peut-être on n’aurait rien eu … mais n’allons pas risquer un plus mauvais souvenir, que de s’être fait alpagué comme de bons pigeons touristes.
Les racoleurs :
Les restaurateurs, bien que nécessaires à chacun, se sentent comme missionnés de nous faire rentrer dans leur restaurant. Alpaguer le client quitte à se mettre en travers de sa route, racoler dès l’entrée du restaurant alors qu’on ne fait que regarder, c’est assez désagréable à mon sens. En plus l’un d’eux était très tactile et s’est empressé de m’empoigner le poignet pour mieux nous retenir. Lorsque nous avons vu les spécialités nous avons choisi ce restaurant et alors là j’ai eu droit à de véritables palpations de contentement (cheveux, épaules, bras).
Bref, ce n’est pas très agréable, et assez malvenu. Refuser du vin alors qu’on est français est aussi mal perçu, aussi un restaurateur s’est montré plus que lourdingue car nous n’en voulions pas. A noter également que vous devrez intégrer dans les prix des plats et/ou menus des frais supplémentaires qui ne sont pas présents en France. Ce racolage intempestif s’applique également à chaque (ou presque) boutique à touriste. A peine un regard jeté sur des articles que tout de suite on nous déballe tous les articles et tous les prix, quand on n’essaye pas de nous faire entrer dans leur boutique ou restaurant.
Les surplus de facturation dans les restaurants :
L’eau en carafe n’existe pas, obligé de prendre une bouteille d’eau (bibite) à 3 euros les 50 cl, et de rajouter environ 3 euros de frais de couverts par personne, sans compter un éventuel coût du service ou une TVA non intégrée (pour afficher un prix plus bas sur les menus). Dans certains restaurants, le pain est même facturé alors qu’il n’est vraiment pas exceptionnel.
Les contrefaçons en verre :
Tout au long de votre séjour vous découvrirez de belles boutiques ou vendeurs à la sauvette vous proposer des œuvres en verre. C’est l’un des souvenirs que l’on ramène forcément mais gare au piège. Que ce soit des verres, des vases, des cendriers, de petites figurines, tout y parait du 100% verre de Murano. Le verre de Murano, en référence à la verrerie située sur cette ile. Si les belles couleurs de ces pièces vous donnent envie avec en plus le prix attractif, … attention, ça sent le pigeon. Bien sûr ramener une contrefaçon, un souvenir fabriqué dans ces pays à bas coût de main d’œuvre est toujours la solution économique. Mais ne vous y fiez pas. Je suis allé visiter cette verrerie de Murano et y ai acheté 2 belles pièces.
Pour quelques petits euros supplémentaires on a du vrai travail local, avec un gage de qualité et d’origine. A titre d’exemple, un verre type verre pot de Nutella me plaisait car il avait de belles couleurs sur la base, il coûte en moyenne 13 euros dans les boutiques souvenirs de Venise. Vous visitez la verrerie et admirerez la boutique. Vous ne retrouverez aucune des pièces présentes dans les boutiques de Venise, et en parlant avec le vendeur vous aurez la confirmation qu’il s’agit de contrefaçon pour les touristes.
A noter que vous pourrez aussi demander à ces petites boutiques de Venise de vous envelopper votre cadeau de verre. Bref, c’est comme tout, on peut avoir du faux pour pas cher, et du vrai pour plus cher, tout dépend de vos aspirations et économies.
Les produits de moins bonne qualité et fausses rumeurs :
Je n’ai pas tout gouté mais 2 produits m’ont particulièrement marqués :
Le pain :
Alors là c’était ma plus grande déception du voyage. Ils savent faire de bonnes pizzas, et le pain reste une base de pâte à pizza dans une version moins salée. Mais non, que ce soit à l’hôtel où dans les restaurants ce produit typique de la gastronomie française s’est avéré un désastre culinaire ici. Entre pain industriel surgelé, pas assez cuit (plus blanc) et une mie compacte, ce fut ma vraie frustration du voyage.
Le café :
Lorsqu’on pense café, on pense entre autre au café italien. Mais Venise ne semble pas l’Italie, du moins ce que j’ai pu en entendre parler n’étant jamais allé encore en Italie (Rome). Mais ici à Venise, le café, le capuccino … n’a rien d’exceptionnel à moins de ne pas être tombé dans de bons endroits, j’aurai cru avoir le café de la machine à café de mon entreprise. Rien d’exceptionnel en somme.
D'un autre côté je n'ai pas goûté non plus au capuccino du Café Florian qui semble apparemment bon. Le prix déjà élevé au comptoir était multiplié par 2 en terrasse face à la Basilique Saint Marc donc je n'ai pas jeté mon dévolu sur ce produit.
Le pass visite touristique :
En voulant bien faire nous nous sommes rendus à l’Office du Tourisme proche de la place Saint Marc pour nous procurer des pass pour la Basilique (Basilica di San Marco) et Le Palais des Doges (Palazzo Ducale). Nous n’avons pas vu de tickets par musée, seul nous a été proposé un pass multi musées (19 euros par personne) et un complément de pass pour la verrerie de Murano (Vetreria Ducale) à 24 euros qui comprenait tous les musées inclus dans la formule à 19 euros. Nous avons donc opté pour la formule Pass à 24 euros.
A moins de visiter 2-3 musées minimum, cette formule n’est pas intéressante et il vaut mieux acheter directement en caisse le billet. Pour la prestation de la verrerie de Murano, inutile de prendre la formule à 24 euros par personne, rendez-vous vers la « Calle Carbon » à 2 minutes du pont du Rialto. Il y a une agence de voyage (derrière le Campo Manin) qui propose une croisière de 4h30 pour visiter Murano, Burano et Torcello pour 20 euros par personne et la visite de la verrerie est incluse.
La négoce :
Les baraques à touristes, ces petites boutiques éphémères (à pignon sur rue) pratiquent des prix qui s’alignent les uns aux autres. Les prix peuvent être élevés quand on sait la provenance, mais cela se paye d'acheter un t-shirt Made In China, près de la Basilique San Marco. Ne pas hésiter à négocier à la baisse. C’est souvent des refus que l’on essuie mais c’est un véritable jeu. Profiter qu’une de ces échoppes est moins fréquentée (ne pas y compter à la pleine saison touristique) que ces voisins alentours pour faire le trader boursicoteur.
Au final on ne gagne que 1 ou 2 euros, mais il n’y a pas de petites économies. Vous aurez plus de chance dans ce jeu plus vous vous éloignerez des sites touristiques. N’espérons donc pas gagner vers le pont du Rialto ou face à la Basilique Saint Marc.
Le wifi à l'hôtel :
Dans un reportage télé, j'ai vu que la qualité du wifi dépendait du prix de la chambre et si l'hôtel avait du concéder à quelques sacrifices financiers pour nous avoir comme client. Cela semble se confirmer puisque malgré un wifi gratuit et limité, celui-ci était complètement inexistant ou alors tellement faible que même avec un électroencéphalogramme on n'aurait pas pu détecter sa présence. C'est dommage car cela nuit à la prestation et surtout, quand arrive la fin du séjour c'est important de pouvoir aller sur Internet notamment pour programmer son retour et l'enregistrement des bagages (pensez-y).
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C’est bon, j’ai râlé, j’ai fait mon bon français franchouillard, raleur et chauvin, je me sens mieux, merci.